Deuxième

Une première vision, formulée à l’automne 2010, traduisait la découverte d’un paysage depuis une position et place du spectateur précise, matérialisée par un banc, focale stable et point d’orgue plastique au sein de l’espace d’exposition. Cette impression initiale regroupait un ensemble stricte et composé, dans lequel la couleur signifiait le merveilleux, autant que la tradition d’un plaisir et d’une sensualité sans limites.

Mais cette perception de pionnier, enchanté par sa découverte, ne perdure pas.

Ce deuxième accrochage, nébuleux, partage l’inquiétude d’un territoire soudainement insaisissable. Instable et fuyant, il oblige à une approche polyfocale, une dramaturgie du point de vue, une acclimatation continue du regard. Rien n’est concentré ici, tout se joue dans l’état gazeux, hésitant, livré à l’intuition, comme dans un brouillard ou une épaisse fumée, nuées optiques ou météorologiques. L’expérience immédiate des œuvres est débordée par la persistance rétinienne qui s’amuse de nos certitudes. Réforme permanente, l’exposition interdit le statique et joue de mises au point, du flou au net, du jour au contre-jour.

La topographie du territoire de l’exposition demeure inchangée et les trois mêmes cloisons invoquent l’absence des précédentes productions qu’elles contenaient. La présente proposition réinvestie le lieu en s’intéressant non plus au cœur, mais travaille les périphéries. Entre chien et loup, les sources de lumière discutent les œuvres et les baies vitrées s’offrent comme des cimaises aveuglées sous l’influence de lisières impressionnées.

Cet espace romantique est le laboratoire du trait qui cherche sa couleur et son spectre, de la forme qui cherche sa consistance et son opacité. Un motif s’y révèle généralement par la réserve du support nu, dont l’épiderme a été violemment arraché pour en afficher la nature, à vif. Des fantômes structurales rencontrent les vernis noirs gluants, la suie et la poussière, les ombres sourdes et graves, une palette infinie de gris et les méthodes graphiques particulièrement virtuoses.

Multiplier les visées, compromettre les aller-retours.

Du jeudi 17 au jeudi 25 février 2011

Raphaël Barontini
Yoan Beliard
Pierre David
Cyril Hatt
Raul Illarramendi
Eva Nielsen
Guillaume Linard-Osorio
Shanta Rao
Lionel Sabatté

Vernissage le samedi 19 février 2011 de 17h à 21h

Dossier de presse à télécharger

A voir et à lire, ailleurs, sur le sujet :

> Sur le Site de Slash

> Sur le Blog de la Galerie Backslash par Séverine de Volkovitch

> Sur le Site du JSD – Journal de Saint Denis par Benoît Lagarrigue

> Dans l’album photographique de Cécile Fišera

Eva Nielsen, Déclassement, 130x180cm, huile, acrylique, toile, 2011*

Eva Nielsen, Block, 200x150cm, huile, acrylique, sérigraphie, toile, 2011*

Shanta Rao
Sans titre, 50x65cm, mono-sérigraphie, papier, 2011
Sans titre, 120x145X40cm, caoutchouc, chaise, 2011

Shata Rao, Sans titre, 50x65cm, mono-sérigraphie, papier, 2011

Shata Rao, Sans titre, 50x65cm, mono-sérigraphie, papier, 2011

Shata Rao, Sans titre (détail), 101x 201x70cm, mono-sérigraphies, papier, table, 2011

Guillaume Linard-Osorio, International style by, installation d’une série de dessins, 120x80cm ou 80x60cm chacun, pastel à l’huile, carton bois, 2010

Guillaume Linard-Osorio, Série International style by, 120x80cm, pastel à l’huile, carton bois, 2010

Guillaume Linard-Osorio, Rejection of modernity #1, dimensions variables, pastel à l’huile, 2010

Raphaël Barontini, Nature morte au masque, 80.5x160cm, acrylique, sérigraphie, toile, 2010

Raphaël Barontini, Apparat, 195x146cm, acrylique, sérigraphie, toile, 2011

Cyril Hatt, T-shirt “aux loups”, 65x70cm, tirages argentiques, agrafes, 2010*

Cyril Hatt, T-shirt “aux loups”, 65x70cm, tirages argentiques, agrafes, 2010*

Cyril Hatt, Confessionnal, tirages argentiques, agrafes, 2010*

Yoan Beliard, Série Smoke – 001 1981/04/21, 21x30cm, graphite sur calque, silicone, verre, 2010

Yoan Beliard, Série Smoke – 001 2000/07/25, 21x30cm, graphite sur calque, silicone, verre, 2010

Yoan Beliard, Série Smoke – 001 2001/09/11, 21x30cm, graphite sur calque, silicone, verre, 2010

Yoan Beliard, Géologie graphique, 97cm, graphite, 2010

Pierre David, Série Guerre sainte, 99.5×69.5cm, encre, papier, 2009

Pierre David, Série Guerre sainte, 99.5×69.5cm, encre, papier, 2009

Pierre David, Série Guerre sainte, 99.5×69.5cm, encre, papier, 2009

Pierre David
Écureuil écrasé, 25x40x8cm, gravure, dorure à la feuille, peinture, bois, 2005. Collection Françoise Rey Lyon
Chat écrasé, 70x52x8cm, gravure, dorure à la feuille, peinture, bois, 2005

Pierre David, Mésange écrasée, 24x29x8cm, gravure, dorure à la feuille, peinture, bois, 2005

Lionel Sabatté, Fantômes dans la poussière échelle, chaise, 34x36cm, médium mélaminé trouvé partiellement nettoyé, vernis, 2009*

Lionel Sabatté, Sans titre pelé, 50×64.5cm, tôle trouvée partiellement nettoyée, vernis, 2009*

Lionel Sabatté, Back to dust, 44 x 50cm, médium mélaminé trouvé, poussières, stylo bille, vernis, 2009*

Lionel Sabatté, Septembre, 136x70x50cm, poussière, métal, 2010*

Raul Illarramendi, Intervention n°16, 50x70cm, crayon, peinture spray, papier, cadre, 2010*

Raul Illarramendi, Intervention n°13, 101x65cm, crayon, peinture spray, papier, cadre, 2010*

Raul Illarramendi, Intervention n°12, 101x65cm, crayon, peinture spray, papier, cadre, 2010*

Raul Illarramendi, Evidence of Absence n°2, 98x70cm, crayons de couleur, papier, 2011*

Raul Illarramendi, Evidence of Absence n°3, 98x70cm, crayons de couleur, papier, 2011*

Raul Illarramendi, Evidence of Absence n°1, 50x65cm, crayons de couleur, papier, 2011*

*Courtoisie des artistes et des galeries :

Bertrand Grimont Paris pour Cyril Hatt

Dominique Fiat Paris pour Eva Nielsen

Patricia Dorfmann Paris pour Lionel Sabatté

Karsten Greve Paris / Artiste également représenté par la Galerie Dukan & Hourdequin Marseille pour Raul Illarramendi

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